dimanche 26 septembre 2010

Abracad'Argent : gérer son budget / Les catégories de dépenses

[29-12-2009] : Article Gérer son budget - Les catégories de dépenses (Rapatrié depuis Overblog)


Préparer et tenir un budget - c'est-à-dire noter combien on dépense et dans quoi on dépense - c'est un excellent début. Mais il faut aussi suivre ses dépenses. Et c'est là, sur la longueur, que les choses se compliquent très fort.

Prenons un exemple. Imaginons un jeune couple fin 2009. Dans leur budget, ils prévoient une catégorie « santé » et deux sous-catégories : « frais médicaux » et « pharmacie ». Vont-ils en rester là pour toujours ? Bien sûr que non ! Ils peuvent par exemple avoir un enfant : il faudra rajouter des catégories comme « frais de clinique » (pour l'accouchement) et « pédiatre » (pour le bébé). Il se peut aussi qu'en s'installant, le couple ait pris un crédit pour acheter des meubles. Lorsque le crédit sera remboursé, il faudra supprimer la catégorie « crédit meubles » de la liste. Et ainsi de suite.

Le budget évolue au fil du temps et il faut donc l'adapter régulièrement à sa situation. Mais comment s'y prendre pour choisir les bonnes catégories de dépenses ? Comment faire pour que le budget soit lisible ? Ni trop vague ni trop précis ?

1. Les « dépenses fixes » (ou « frais fixes »)

Une première façon d'y voir clair est de repérer toutes les dépenses régulières. Exemples classiques : le loyer, la facture d'électricité ou de téléphone, les assurances, etc. Ces dépenses peuvent revenir tous les mois (le loyer) ou une fois par an (assurance incendie). Si on ne crée pas la catégorie au départ, on ne peut pas voir venir la dépense. Et quand elle arrive, rien n'est prévu : impossible de la payer.

2. Les « dépenses discrétionnaires »

Les QUOI ?!!! Les dépenses dis-cré-tion-nai-res. Ce qui veut dire : les dépenses qu'on est libre de choisir. Par exemple, une console de jeux hyper-sophistiquée ou une paire de bottes top tendance. On peut faire ces dépenses-là ou non : la seule question c'est de savoir si on en a les moyens. Si le budget est vert, c'est qu'il reste des sous. Pas de problème. Si le budget est rouge, c'est qu'on est à sec. Ce sera pour une autre fois. Petite remarque : souvent, on ne veut pas tenir de budget pour ne pas être obligé de supprimer les dépenses « plaisir ». C'est une grosse erreur ! Quand on tient bien son budget, il y a AUSSI de la place pour se faire plaisir. Ou pour faire plaisir aux autres, par exemple en donnant aux bonnes oeuvres. J'en reparlerai plus tard.

3. Les « dépenses planifiées »

Une autre catégorie de dépense très importante, c'est la dépense qu'on échelonne. Kézako ? Simple : quand on gagne 1200 euros par mois et qu'on veut s'acheter une voiture de 8000 euros, la seule façon d'y arriver c'est de mettre de l'argent de côté pendant un certain temps. Vous me direz en rigolant : ça va pas non ? Payer une voiture cash ?! Ben quoi ? Évidemment que c'est possible.

Explication. Si on achète la voiture de 8000 euros à crédit sur 4 ans (mettons que le taux d'intérêt soit de 5 % par an), ça coûtera en tout 8400 euros (175 euros par mois). Si maintenant on épargne tous les mois 175 euros, au bout de 4 ans on a la voiture cash. Avec en plus 400 euros pour aller la tester un week-end à la mer. Pas mal, non ?

Dans le premier cas, on achète d'abord et on paie après (ce qui coûte 400 euros). Dans le deuxième cas, on paie d'abord et on achète après (ce qui rapporte 400 euros). Y a pas photo : sur la même durée, c'est l'option deux qui est la meilleure !

OK, vous allez me dire. Mais si c'est un mobilhome à 25000 euros, hein ? Le raisonnement est le même : mieux vaut avoir 8000 euros d'acompte que rien du tout. Le prêt sera plus court et on paiera moins d'intérêts au total.

Planifier les dépenses, ça revient à garder de la marge pour se faire plaisir. Voir le point deux.

4. Les « dépenses exceptionnelles »

L'avant-dernière catégorie générale de dépenses, ce sont les dépenses qui débarquent sans crier gare. Quand on fait son budget, on ne prévoit pas de se faire taguer sa porte d'entrée ou de se retrouver à l'hôpital avec cent quarante-six points de suture. Mais malheureusement, ce sont des choses qui arrivent. Dans un budget, il faut donc prévoir une catégorie « c'est vraiment trop injuste » et mettre des sous dedans dès qu'on le peut. Et puis on n'y pense plus. Enfin, sauf quand il y a trop de sous dedans et qu'il faut les transférer vers la cinquième et dernière catégorie :

5. Les « dépenses d'épargne »

Oui, sans blague, épargner c'est une dépense ! Les sous ne poussent pas dans l'herbe. Ils ne tombent pas du ciel non plus. Épargner, c'est prendre de l'argent qu'on a gagné et le dépenser sur son compte d'épargne. Ça veut dire qu'il faut AUSSI prévoir l'épargne. Sinon on n'aura jamais un balle de côté. Je parie trois kilos de caramels mous que s'il n'y a pas de catégorie « épargne » dans votre budget, tout sera dépensé à la fin de chaque mois sans avoir mis un centime de côté !

Mais pourquoi épargner, si tout est sous contrôle ? Parce que l'argent appelle l'argent. Ma grand-mère disait toujours que les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et puis l'épargne, c'est radical contre les crédits (voir les ennemis du budget).

Je récapitule, les catégories de dépenses :

1. Les « dépenses fixes »
2. Les « dépenses discrétionnaires »
3. Les « dépenses planifiées »
4. Les « dépenses exceptionnelles »
5. Les « dépenses d'épargne »


On peut passer à la suite : les recettes (= ce qui entre).

Wonder Lisette.

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