vendredi 24 septembre 2010

Trac du vendredi soir


C'est demain le grand jour : mes premiers cours de broderie vont commencer. J'ai préparé tout mon matériel suivant la liste que j'ai reçue. Tout y est. Les échevettes, vertes ? OK ! Les ciseaux ? OK ! Le dé ? OK ! La règle, la farde à rabats, les aiguilles n° 9 et 10, le crayon noir et les tambours de 12 et de 15 ? Tout est OK Chef, paré à décoller !

Mais j'ai une de ces trouilles, je vous dis pas. Je me demande surtout si je serai à la hauteur de mes ambitions. Et tout particulièrement si je ne vais pas être trop décalée par rapport au prof et aux autres élèves. Pas que je me figure être plus douée ou plus experte que les autres, c'est pas ça le problème. Ce qui me flanque le trac, c'est d'avoir trop investi ce cours et de risquer d'être brutalement déçue.

Au départ, tout était censé être très simple : je m'étais inscrite pour apprendre la technique point à la ligne (c'est le cas de le dire). Mais au fur et à mesure que la date du premier cours approchait, j'ai progressivement lâché la bride à des espoirs un peu naïfs : trouver des brodeuses à qui parler, des copines potentielles à qui montrer mes dernières réalisations sur lin - carrément pornographiques - et qui me diraient très sincèrement : "Ouah ! C'est toi qui a fait ça ???!!!" 

Du coup maintenant si tout se passe comme prévu (c'est-à-dire pas du tout comme je l'avais espéré), je vais sans doute me sentir un peu seule, une fois de plus. Un peu seule au cours et en tant que brodeuse, je veux dire, pas seule dans la vie en général.

J'ai un peu travaillé sur mon hommage à Lady Chablis ce soir, pour m'occuper les mains et l'esprit. Le résultat est sur Flickr : paillettes et perles, cousues une par une avec un fil de nylon bien sauvage et bien transparent. L'école de la patience...

Je vais donc aller dormir sur mon trac, car demain j'ai une rude journée qui m'attend.

Rinart, aka Miriam.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire